Le Carburateur de la 404 (ATR44) doit être remplacé. En le nettoyant et changeant les gicleurs encrassés par les ans, J'ai felé le corps en alluminium. Pas de problème, sur la "donneuse d'organes" achetée le mois dernier je récupère le meme modèle. un SOLEX du type 32 PBIC. 

Voir la photo de la voiture ci-contre.

Je nettoie ce carburateur canibalisépour en faire un neuf. change les joints et le gicleurs. Toi, lecteur assidu de mon blog, je t'entend penser: pourquoi ne pas le remplacer par un neuf? Eh bien ce modèle ne fait fait plus.C'était pourtant un modèle tres prisé des constructeurs de voitures francais dans les années 50-60. On le retrouve monté sur des tractions, des arondes, et des 404. Actuellement une re-construction à l'identique de ce modèle est faite en INDE. A l'identique! pas vraiment pour les puristes dont je fais partie.

Voir la photo 1. copie "made in india"

Voila donc mon carbutout refait comme un neuf, je le mets en place, tire sur le démarreur...mais la voiture se noie. Apres inspection, ce satané carbu fuit comme un panier percé. la fuite est au niveau du papillon des gaz. C'est un opercule de 32 mn( D'ou le modèle SOLEX 32) en laiton monté sur un axe aussi en laiton qui traverse de part en part le corps de carbu en  se terminant par un filetage à chaque bout. D'un coté un système le relie à la pédale d'accélérateur ( pour s'ouvrir quand on appuie sur le champignon) et de l'autre, un ressort de rappel.

Voir la photo 2. le papillon des gaz fuyard.

Quand l'axe de l'opercule (appelé aussi papillon des gaz à cause de sa forme lépidoptérienne) traverse le corps de la bête, l'étanchéité est faite à l'aide de joints en forme de U en cuivre. En effet, le mélange air-essence se trouvant à l'intéreiur doit descendre vers les pistions et non pas à l'extérieur. Vous suivez! Je pense qu'un schéma vaut mieux qu'un long discours.

Voir la photo 3. Carbu SOLEX 32 PBIC.

La référence de ces 2 joints fuyards est 1651.03. Ces piècesne se retrouve plus chez le concessionnaire et au club 404, on me répond que la seule façon est de les fabriquer. Plus facile à dire qu'à faire. l'axe est déformé par les coups d'accélérateurs nerveux de l'ancien propriétaire de la "donneuse d'organes", faut dire qu'au cours des 150 000 kms parcourus, on a le droit se s'énervé quelques fois. Je dis "quelques fois" car la souplesse légendaire de la voiture incite le conducteur au calme au volant. C'était un argument de vente des commerciaux PEUGEOT à cette époque...Mais ce fera l'objet d'un autre chapitre.

Je me rends donc dans un atelier de mécanique de présion. Apres quelques minutes de discussion sur les vieilles voitures de notre jeunesse, le chef d'atelier comprend sa mission de sauvegarde du patrimoine industriel francais, et plus, son oncle avait la meme! Il commence donc par réaléser l'axe du papillon.

Voir la photo 4. réalésage de l'axe.

Puis cette nouvelle côte lui permet de fabriquer les joints de chaque extrémité juste à la dimension pour entrer dans l'épaulement qui est la place des anciens joints en cuivre. il les usinera en téflon.

Voir la photo 5. usinage des nouvelles bagues.

On remet le tout en place, les bagues rentrent en forcant un peu, la rotation du papillon est un peu dure. mais le cable d'accélération est monté sur un secteur solidaire à cet axe qui amplifie son action. Le volet des gaz s'ouvrira facilement tout en douceur (voir plus haut!)

Voir les photos 6 et 7. Nouvelles bagues en téflon.

Voila mon carburateur bien étanche qu'il ne reste plus qu'à mettre en place et faire ronronner le doux 4 cylindres de la firme de sochaux.